[Detroit Love] 3 tracks pour (re)découvrir Carl Craig

[Detroit Love] 3 tracks pour (re)découvrir Carl Craig

Le 9 février, les Docks Eiffel s’enflamment pour Detroit Love, pour célébrer l’amour de la musique de la Motor City. A la tête du mouvement, Carl Craig qui emporte avec lui Derrick May et DJ Steaw dans l’optique de charmer bien comme il faut le public Parisien. L’occasion de zoomer sur Carl Craig ou C², artiste aux multiples facettes, que nous observerons à travers quelques-unes de ses productions. On remercie Alternative Events, La Rafinerie et Butchers Paris pour nous permettre de vivre Detroit Love sur le sol français. 

« It’s every DJ’s dream to have one of his track remixed by Carl Craig » - RA, 2010

J’ai découvert Carl à travers ses remix, et croyez-moi, il y en a un petit paquet. Celui que je préfère c’est surement « Angola » de Cesaria Evora. Le début du morceau reste « relativement » fidèle à l’original dans le sens où il n’est pas complètement dénaturé, avec une rythmique de conga qui porte la voix langoureuse de la chanteuse cubaine. A la moitié du morceau c’est des tourbillons au synthé et ça vrille pas mal. 

Vous connaissez surement Good life, cet anthem disco de Détroit des années 80. Carl est aussi passé par là et y a ajouté sa petite touche. Encore une fois c’est très subtil, on reconnait l’original au début puis le soulful laisse place à une ambiance plus sombre et techno avec des ajouts de synthé et des boucles disharmoniques répétitives. La transition entre ces deux mondes se fait naturellement. 

La manière dont Carl Craig arrive à faire coïncider aussi harmonieusement deux atmosphères dans un même morceau avec d’un côté, un groove affirmé et de l’autre un côté plus « rave ». Je trouve cela laisse transparaître un artiste qui aime la musique dans son ensemble et ne souhaite pas s’enfermer dans un genre.

Ses DJ-sets sont en général millimétrés et assez riches. Toutefois ne vous attendez pas à de la techno répétitive, car il y a toujours des éléments issus de ses diverses influences qui viennent pimenter la nuit. Sans pour autant être un digger invétéré, il a l’art et la manière d’intégrer des des morceaux connus pour en faire quelque chose d’original et unique. En closing des Nuits Sonores, il n’a pas hésité à lâcher « Seven Nation Army » des Whites Stripes. On aime ou on aime pas, mais on ne peut que saluer cet amour pour la bonne musique.

Un truc qui ressort dans les productions de Carl, c’est aussi le côté futuriste qui transparaît dans ses tracks.  Les voix langoureuses et légèrement vocodées, les sonorités étranges, un côté un peu science-fiction rétro, comme on peut l’écouter à travers son remix de Hot Lizard — The Theme (1995). 

Bien sur il n’est pas tout seul, Derrick May et DJ Steaw seront aussi de la partie pour apporter leurs sonorités respectives. Quid de vous en raconter un peu plus sur eux, je vous invite à les (re)découvrir à travers certaines de leurs productions phares via les deux playlists ci-dessous:


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