Château perché 2018, encore un grand cru

Château perché 2018, encore un grand cru

Bien ancré dans le milieu du mois d’août, Château Perché était un rendez-vous attendu avec impatience par beaucoup de monde, et pour cause. Sur le papier, l’ensemble était particulièrement appétissant : un château haut en couleurs, un terrain de jeu composé de 11 scènes aux noms farfelus ainsi qu’une politique de déguisement « obligatoire ».

Tous ces éléments réunis, nous n’avions qu’une seule chose en tête : aurons-nous assez de temps pour explorer les méandres de ce fief ? Serions-nous à la hauteur, nous, humbles pécheurs, de cette aventure aussi burlesque que psychédélique ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, il faut avouer que le souvenir de Château Perché est encore bien vif dans nos esprits. Le sentiment qui subsiste est celui d’avoir participé à une sorte d’exploration champêtre rythmée par une musique grave et puissante, parsemée de rencontres et de conversations d’un autre monde avec des gens déguisés avec le plus grand soin. Tout le monde était déguisé et cela a permis de créer une véritable ambiance propre à l’esprit « château perché ».

 C'est à bord du petit train qui promenait les festivaliers les plus joyeux que l'on vous emmène faire un tour de ce château, hors du temps... 

C'est à bord du petit train qui promenait les festivaliers les plus joyeux que l'on vous emmène faire un tour de ce château, hors du temps... 

Cette année encore, il est difficile de ne pas reconnaître les efforts incroyables mis en œuvre pour décorer ce superbe château : décorations, jeux de lumière, mapping géants et autres agencements sont venus orner la forêt avoisinante, les abords proches et l’intérieur du château.


 

Malheureusement, notre arrivée sur place n’a pas été de tout repos, même si notre expérience était fantastique et si nous considérons le château perché comme un des festivals à ne manquer sous aucun prétexte, il faut tout de même évoquer les conditions vraiment pas évidentes qui ont rythmées la vie d’une partie des festivaliers.

Arrivés en voiture nous avons premièrement dû faire la queue depuis le village jusqu’au fond du parking du festival qui ne prévoyait qu’une seule entrée pour la totalité des festivaliers. Soit plusieurs milliers de personnes qui arrivent en même temps et par la même route. Il nous a fallu près de 3 heures pour garer notre voiture et pouvoir prendre nos tentes pour les monter dans le noir complet sur le camping, à côté de nos potes arrivés plus tôt.
Le camping qui n’aurait dû être qu’un seul grand terrain aux abords du château s’est en réalité transformé en 3 campings distincts au dernier moment, vraisemblablement à cause d’un voisin peu scrupuleux. Nous nous retrouvons donc sur un des campings annexes qui ne possède aucun éclairage la nuit, aucune douche, aucun des Food Trucks/Restaurants, ni aucun toilette (c’était déjà un gros problème l’an passé et on vous laisse imaginer l’état d’un camping sans toilettes au bout de 3 jours). 


Mis à part cela, à peine arrivés, on est directement dans le bain, la bonne humeur générale est palpable et chaque petit chemin éclairé à coup de guirlandes est une invitation à se promener, à se perdre et à découvrir le Château d’Avrilly.  
De jour comme de nuit on se promène, et attirés par la musique ou les décorations on se laisse porter au gré de nos envies à un grand jeu de découverte. Ce n’est pas trop de 2 jours complets pour faire le tour de ce château et on se demande encore à la fin si on a vraiment tout vu, si on a pas raté une installation planquée quelque part… Ce décor idyllique représente bien l'esprit de la fête libre prôné par les organisateurs. 

Le festival en lui-même proposait de quoi ravir tous les gouts. La mise en place de 11 scènes permettait de créer des atmosphères plus intimes dans chacune d’elles.
Profitons-en d’ailleurs pour féliciter les techniciens qui ont monté les systèmes son car en termes de qualité sonore c’était « aux petits oignons ».
Mention spéciale à la scène principale dans la cour du château qui a su assouvir nos pulsions musicales !
On a pu écouter de la Techno, frisant souvent les frontières de la Trance, sans vraiment jamais en être, de la Minimale ou encore de la House, prouvant ainsi que l'éclectisme est plus que jamais au gout du jour ! En résumé, tout le monde à pris son pied.


Autre scène mémorable, celle qui finira par être surnommée "le vortex", stratégiquement placée à la sortie du festival en direction du camping, elle a su happer tous les festivaliers qui, pensant rentrer se coucher paisiblement, se sont fait attraper par un kick raisonnant et une vue parfaite sur le château, notamment au levé du soleil. 

 "Bon, on danse un dernier coup et on va se coucher ok ?"   Mais bien sûr !

"Bon, on danse un dernier coup et on va se coucher ok ?"   Mais bien sûr !

Jusqu'a la fin on entendait encore des petits "Ah mais il y a une scène camion bazar ?! Ou ça ?"

Cachée derrière un mur, sur le coté de la scène principale, on trouve en effet l'équipe du camion qui joue des tracks house dansants et festifs. C'est la première fois que j'entends "Caribou - Sun" sur un dancefloor je crois ! 

Dernier jour

Arrive le dimanche, jour de fin du festival. La musique se coupe vers 14h mais nous sommes informés qu’une dernière teuf se tient ce soir jusqu’au lundi matin. Quelques heures plus tard sur la scène du camping, la musique reprend et on voit passer pas mal de beau monde aux platines (notamment Neighborhood).
La nuit tombe et la fête bat son plein lorsqu’un orage commence, la scène est coupée dans la panique. Nous nous retrouvons cachés à une vingtaine dans une installation jusque-là secrète (n’ayant pas été autorisée par la sécurité, mais ayant tout de même été montée) le temps que l’orage passe. On finit par ressortir à la recherche d’un peu de son et nos oreilles nous guident instantanément jusqu’à d'irréductibles fêtards qui, forts d’un gros caisson et d’une grande tente avaient remontés avec brio une autre scène.

Cette dernière expérience du dimanche soir illustre bien l’esprit de la fête du château perché qui ne se laisse pas abattre par un petit orage.

On repart avec le sourire aux lèvres et la tête en vrac mais on se dit encore une fois à l'année prochaine.


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