Fohra, les afters qui vous veulent du bien !

Fohra, les afters qui vous veulent du bien !

Fohra est un concept né cet été avec trois amis autour d’un café. À partir du fait qu’il y ait peu de soirées minimal house sur Paris et encore moins d’afters, ils ont décidé de se lancer sur ce créneau. Pour leur première soirée, ils attendent quelques centaines de personnes tout au long de la nuit et c’est bien parti car les présentes partent plutôt bien. Les trois comparses estimeront si la soirée a été bien uniquement si les gens en partiront satisfaits. Mathieu a accepté de se prêter au jeu et répondre aux questions de La Bringue.

Comment vous êtes-vous fait connaître ?

De part les réseaux sociaux. Ça vous étonne ? :) On peut dire qu'on est un peu sortis de nul part à partir de notre page Facebook. On a pas mal de potes qui nous aident à faire de la promo sur l’événement et la mise en place d'un tremplin nous a aussi bien aidé. Et il y a bien sûr de bons groupes sur Facebook qui nous ont permis d’avoir un peu plus de visibilité (La Bringue et PWFM par exemple).

D'où vient le nom Fohra ?

Une longue période de gestation de quelques jours nous a conduit à Fohra. On veut vraiment parler de forêt et non de jungle. À partir de l'étymologie germanique du "pin", on a simplement dégagé un nom boisé, audible, court, prononçable et pour le coup caractéristique de notre concept. Vous en pensez quoi ?

Une expérience autour de la forêt ?

On a envie de créer une ambiance forestière avec des évolutions qui nous rapprocheront toujours plus de cette nature dont on a beaucoup plus besoin que ce que l'on croit. Si on pouvait planter des arbres directement en intérieur le temps d'une soirée on le ferait. Qui sait un jour, peut-être !

Cela restera-t-il votre marque de fabrique ?

Oui, nous voulons rendre l’atmosphère du club différente et on veut rester dans cette optique la de faire la fête dans une forêt sans forcément y être physiquement.

N'avez vous pas peur qu'en vous concentrant sur un seul genre de musique que vous ne puissiez pas attirer les foules ?

C’est vrai qu'on pourrait vite se sentir coincé, être répétitif. Mais une fréquence d'afters correct avec différents invités permettra de proposer un contenu varié au public. Aujourd’hui lorsqu’on sort à Paris en général c’est pour ne voir qu’un style de musique. Très peu de clubs proposent une programmation éclectique sur une seule et même soirée. Il y a plus d'un an, nous faisions partis d’un collectif dans lequel on avait pour ambition de proposer des soirées avec plusieurs styles musicaux qui s’enchaînent. Ça n’a pas très bien marché mais c'est pas faute d'avoir essayé. On reste confiant sur la minimal house car comme nous l’avons dit plus haut, c’est un style qui n’a pas une énorme place et qu’on trouve intéressant de développer. Et puis ouvrir les portes de la "house" n'est pas exclu.

À quel rythme se feront les soirées ?

On va essayer de trouver un rythme d’une soirée tous les deux mois. Puis avec de nombreuses collaborations avec d'autres organisateurs, le rythme s'intensifiera à une tous les mois. Comme beaucoup, on a d'autres activités professionnelles et la cadence à tenir est assez élevée. Mais c'est un vrai challenge qu’on a décidé de se fixer et on compte bien y arriver. La passion avant tout !

Un club ou différents clubs ?

On n'a pas spécialement envie de se fixer dans un seul club à chaque fois, mais il y a un souci de taille auquel nous devons faire face : le nombre de clubs capable d'ouvrir pour ce format de soirée est très réduit. On a des vues sur différents lieux et on espère concrétiser nos envies. Une chose est sûre, c'est que l'on n'a pas non plus envie de lancer Fohra dans la tendance « Underground » qui sévit aujourd’hui à Paris. Une mini guerre est ouverte et c'est à celui qui aura la plus belle Warehouse qui s'en sortira. Ceci n'est pas notre but.

Pourquoi ce format after justement ?

Très bonne question. On a un peu l’impression que l’offre des soirées à Paris est un peu saturée … Tout le monde veut faire des soirées et certains soirs, on perd la tête à essayer de savoir où sortir. Du coup vu qu’on aime bien prolonger la bringue et qu’on est pas les seuls dans ce cas, c’est parti pour l’after !

Y’aura-t-il un tremplin sur les autres soirées ?

Ah oui c'est fort possible. On trouve ça important de donner une chance à des artistes qui, parfois, ont un vrai talent mais pas forcément de contacts pour être booké à des soirées. On veut vraiment pouvoir aider cette scène à s'émanciper. Si on peut lancer de jeunes artistes et les voir se développer par la suite, c’est hyper gratifiant !

Quelle est selon vous la bringue idéale ?

Pour nous c’est quand vous êtes sur la piste et que vous dansez dans un environnement qui vous met à l'aise. Puis vous jetez un coup d’oeil aux personnes qui vous entourent et vous réalisez qu’elle sont aussi heureuses que vous, c’est ça la bringue idéale !

Playlist by Fohra :


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