[REPORT] Au coeur du Chorus Festival 2019

[REPORT] Au coeur du Chorus Festival 2019

La saison des festivals a officiellement débuté pour nous avec le Chorus 2019, le samedi 6 avril, dans le magnifique écrin de la Seine Musicale. Qui plus est avec une entrée en matière sublime : Mayra Andrade. La Cap-verdienne, accompagnée de 3 musiciens impeccables, a balancé pendant 45 minutes entre musique traditionnelle et ambiances plus urbaines et modernes, dans un mélange explosif et franchement emballant. 

 
 

Puis il s’agît alors de déambuler entre les différents espaces du festival, tous magnifiques, à la recherche d’artistes plus excitants les uns que les autres. A la soul déchirée et sensuelle d’Adam Naas et Jacob Banks dans la grande salle, répondait notamment le R’n’B survitaminé du duo belge Juicy. Les deux jeunes filles enchainaient à une vitesse folle punchlines acerbes et rythmes brûlants dans le petit studio Tutti surchauffé et conquis. 

 

Plus tard, Flèche Love a rempli de mysticisme et d’étrangeté ce même studio, avec ses instrus limite tribales et son champ empruntant aussi bien au flamenco qu’au rap. Peut-être le live le plus marquant de la journée. 

Un faux-pas cependant à signaler : Léonie Pernet n’était visiblement pas dans un grand jour. La jeune artiste du label InFiné, n’a pas totalement réussi à déployer ses mélodies électro-pop douces-amères et a laissé une impression de bâclé, devant un public dubitatif. Mais on la pardonnera en réécoutant ses superbes morceaux en studio et en lui donnant une deuxième chance sur un live cet été… 

 
 

Il faut dire que l’attention des festivaliers, une fois la nuit tombée, était toute concentrée sur Charli Winston et Shaka Ponk, qui ont assuré le show sans surprise ni originalité, confirmant leur statut de grosse machine à festival. 

Mais le plus intéressant de la fin de soirée, vous l’aurez compris, n’était bien sûr pas là, mais à nouveau dans un petit studio niché au fin fond du grand bâtiment de la Seine Musicale. Le duo WWWWater, formé par Charlotte Adighéry et la moitié de Soulwax, à la batterie, nous a emporté par son énergie et sa fougue dans le sous-sol d’un club berlinois le temps d’une heure. Un shoot d’adrénaline pour finir cette belle journée…

 
 

Nous avons remis le couvert le dimanche, pour une vraie proposition hip-hop avec un public de connaisseurs au rendez-vous. A notre arrivée, on fut accueilli par Josman qui faisait son entrée sur la grande scène extérieure, lui permettant de mettre à profit sa superbe scénographie toute à base de dollars et de machines à sous pour un show très travaillé.

 
 

Puis la journée s’enchaina avec Doum’s & Népal qui nous ont fait entrer dans leur bulle le temps d’un concert intimiste, qui leur ressemble loin des strass et des paillettes, tout en réussissant à nous communiquer la complicité qui les lie.

 
 

L’un des moments forts du festival fut très certainement le concert très remarqué de Dinos. Il a réussi à s’approprier l’auditorium, une salle très formelle de la Seine Musicale, pour lui donner une touche Hip-Hop. Alors que lors des éditions précédentes du Chorus, cette salle était destinée à des spectacles en formation musiciens + rappeur, Dinos lui a donné un second souffle en s’accompagnant uniquement de son DJ. Il s’est même permis un passage dans le public en se tenant debout sur les sièges pour chanter sa célèbre chanson « Namek ». 

 
 

La légende du Hip-hop Grandmaster Flash, était également à l’affiche de la programmation. Il nous a donné une réelle leçon de rap lors d’un DJ set particulièrement nostalgique. Le célèbre DJ a réalisé un flash back sur tous les artistes incroyables aujourd’hui décédés, avec lesquels il a collaboré depuis le début de sa carrière, s’accompagnant d’une projection visuelle. De Guru, à Nostorious B.I.G et Prodigy en passant par Eazy-E, personne ne fut en reste. Une frustration résidait bien évidemment dans le format DJ Set qui imposait à Grandmaster Flash de faire défiler les musiques et donc de stopper notre élan lorsqu’il balançait des grands classiques du rap américain.

 
 

Pour finir nous avons aussi particulièrement apprécié le passage du rappeur marseillais SCH, qui a su rester fidèle à son personnage. Le S, bouteille de Jack Daniels à la main, a ramené le sud avec lui en interprétant la plupart de ses bangers. L’ambiance était au rendez-vous, et l’on peut dire que c’est une édition du Chorus dont nous nous souviendrons…

 
 

Article écrit en collaboration avec Antoine Pons.


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