[REPORT/PHOTOS] Nos 5 artistes à suivre du MaMA Festival 2018

[REPORT/PHOTOS] Nos 5 artistes à suivre du MaMA Festival 2018

Le MaMa festival & convention est de retour avec toujours plus de concerts et de conférences, qui réunissent chaque année les professionnels de la musique et le public. Avec plus de 5500 festivaliers et presque 6000 professionnels, une dizaine de salles de concert dans Pigalle, et une grosse centaine d’artistes; presque impossible de ne pas être passé à côté de la petite pépite… Mais Goosebump était de la partie pour vous faire revivre les meilleurs moments ! On se replonge dans cette fin de semaine très animée avec les cinq highlights de ces soirées riches en découvertes.

 

#1 : Ammar 808 à la Machinerie du Moulin Rouge 

 
 

Une trouvaille aussi inattendue qu’explosive. Après le passage remarqué de 47ter devant une salle probablement remplie d’un jeune public en sortie scolaire un soir de semaine, Ammar 808 a réussi l’exploit d’attirer les derniers téméraires (ou alcoolisés, c’est selon) encore présents. 

 

Et même si l’opération semblait risquée, voire chaotique, il en fallait plus pour refroidir les ardeurs du tunisien. Comme une évidence, Sofyann Ben Youssef rassemble les musiques traditionnelle telles que le rai et le chaâbi avec la puissance de la TR-808 de Rolland. Accompagné de deux acolytes (un chanteur et un musicien) dans une formation nommée « electro-targ », ils ont vu une salle presque vide se remplir en quelques minutes seulement après que la première basse résonne dans la machine du Moulin Rouge. 

 

Au-delà de la classique comparaison avec Acid Arab ou encore Omar Souleyman, c’est surtout par leur énergie et leur scénographie qu’ils se démarquent. On reste encore quelque peu troublé de l’artwork projeté, où des scènes 3D futuristes viennent côtoyer des hommes aux têtes de bélier… Dans tous les cas, le show a été plus qu’assuré avec des danses du ventre mémorables, expérience à ne pas reproduire chez vous si vous tenez à vos hanches. LA grosse surprise de cette première soirée de festivité. 

 
 

#2 : Comme1flocon au Carmen

 
 

Le lendemain, et après de longues minutes de marche dans la nuit parisienne et ses péripéties, on rentre dans le magnifique bar qu’est le Carmen voir comme1flocon, qui avait déjà réchauffé la salle de quelques degrés. Venu tout droit de Lausanne en Suisse, il a fait ses débuts avec le groupe 3e Mi-Temps avant de se lancer en solo.  S’il a sorti quelques sons clipés sur youtube, ils restent encore assez confidentiels, tout comme les exclus qu’il balance selon ses envies sur soundcloud. 

Mais quand vous voyez pour la première fois comme1flocon sur scène, c’est difficile de ne pas se rendre à l’évidence sur ses capacités. Une voix aussi bien capable de kicker que de chantonner les refrains, un charisme pas forcé, une aisance naturelle et surtout ce petit grain de folie. Il oscille entre RnB et rap, et sa voix pourrait bien être la clé pour lui ouvrir des portes encore plus large.

Après avoir fait danser la salsa, et après avoir dansé comme robocop (les planches du Carmen s’en souviennent encore), c’est naturellement qu’il descend de scène pour pratiquer ces quelques moves dont il a le secret. Bref, vous l’avez compris, si la scène rap suisse a récemment vu la lumière, elle nous garde encore quelques belles surprises à l’avenir. 

 
 

#3 : Blu Samu au Backstage by the Mill

 
 

Un peu plus tard dans la soirée, on se retrouve dans une salle pleine à craquer pour observer un phénomène de la scène belge : Blu Samu. Une perle musicale avec un univers où hip-hop, funk et soul semblent ne faire plus qu’un. Seule aux commandes avec sa DJ, elle a comblé l’attente du public avec un set bien construit, qui a commencé en douceur pour finir dans une ambiance très chaude. 

 

Celle qui a grandit à Anvers mais qui a depuis déménagé à Bruxelles se montre très à l’aise sur scène. Et même si ses vêtements semblaient plutôt d’humeur à se barrer, elle a su en rire avant d’enchaîner proprement. Une prestation net et sans bavure pour celle qui a sorti son premier EP au début de l’été, Moka

 

On retrouve dans son travail une forte influence de Jorja Smith, et plus généralement de la scène soul/RnB anglaise. Le talent est clairement présent, mais un peu de temps sera primordial pour qu’elle se créer son propre univers singulier qui se nourrit de toutes ses influences. Sa personnalité et sa musique laissent entrevoir un futur plus que brillant. Retenez bien ce nom, il est fort probable que vous en entendez parler d’ici peu…

 
 

#4 : KPoint au Bus Palladium 

 
 

Si vous ne le connaissiez pas encore, Kpoint commence à avoir un CV plus que sérieux. Signé chez le label Rec 118 depuis 2017, il s’est développé pour nous sortir Trap’n’roll, un projet qui réconcilie la musique acoustique et le rap. Pour ce concert, il était armé de sa guitare électrique et il a déroulé son set avec une facilité déconcertante, en utilisant les courts temps de récup pour échanger avec son public. 

Tout en continuant de défendre son projet dans les médias et sur scène, il a sorti au milieu de l’été ma 6t a craqué avec un autre originaire du 91, j’ai nommé Ninho. Et forcément, quand on mélange le rappeur français le plus chaud en feat, l’univers de Kpoint, et qu’on saupoudre le tout de températures estivales, on explose le nombre de vues. Une reconnaissance méritée pour un artiste qui propose sa vision alternative du rap. 

Et sur scène, il semblerait que l’artiste et le personnage soient arrivés à maturation. Un vrai tour de force avec une gestion de l’espace sur scène bien maîtrisée et une énergie dépensée sans compter. Pressés par le temps et une soirée très chargée le vendredi, on s’échappe juste avant le final pour repartir au moulin rouge observer the last but not least Zamdane.

 
 

#5 : Zamdane à la Chaufferie du Moulin Rouge 

 
 

S’il n’a pas été aidé par quelques handicaps techniques, Zamdane a réussi son pari d’emmener avec lui son public. Légèrement sur la retenue lors des premiers sons, il s’est peu à peu libéré pour démontrer l’étendue de ses capacités. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas dans la modération. Fidèle à lui-même, il a enchaîné les sons de sa jeune carrière et notamment ceux de la tracklist de son projet sorti dans l’année, 20’s.

 

Mais il a aussi profité de ce concert pour balancer quelques inédits, notamment le son (disponible dès aujourd’hui) qui fait parti de son nouveau projet, Affamé #1. Une série de freestyles énervés, où le néo montpelliérain cherche un retour aux racines du rap, et qui s’avère être un choix payant à la vue de la réaction du public. 

 

Accompagné de Bobba A$H derrière les platines et de Bliss pour les backs, tout ce beau monde à retourner une chaufferie conquise. Un membre du public est même grimpé sur scène pour bouger pendant quelques sons avec Zamdane et Bliss, tout en simplicité. Celui qui vivait encore au Maroc il y a quelques années a depuis parcouru un sacré chemin. On vous prépare une petite interview réalisée à l’occasion de son concert pour vous présentez plus en détail cette figure montante, restez connectés…

 
 

On aurait aussi pu parler d’Obia le chef ou de Larry Kidd qui ont enflammé Le Rouge, de l’Ordre du Periph à la Boule Noire, des set d’Arnaud Rebotini ou de Boris Brejcha… Bref, vous l’avez compris, le MaMa festival reste une scène majeure pour découvrir des artistes d’horizons musicaux différents. Le festival confirme son rôle de tremplin auprès des artistes en créant des connexions avec les acteurs de l’industrie musicale. Aucun doute sur le fait que le MaMa sera de retour l’année prochaine avec encore plus de concerts et de nouveaux artistes émergents, pour notre plus grand bonheur ! 


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