La Quarantaine : une Infection réussie !

La Quarantaine : une Infection réussie !

La Quarantaine fait partie de ces jeunes collectifs pleins d'enthousiasme qui foisonnent actuellement à Paris. Leurs deux premières soirées ont été réalisées en collaboration avec Berlinpinpin et Parikiki respectivement (Report ici), et la soirée du 24 février, intitulée Infection, représentait donc leur premier événement organisé en solo. J'avais donc bien hâte de voir le résultat, d'autant plus que le lieu donnait sacrément envie.

Quand je suis arrivé dans les rues froides de Gennevilliers un peu après minuit, quelques fêtards étaient groupés près de l'entrée, mais j'ai préféré aller voir ce qui se tramait à l'intérieur. Le lieu, qui a déjà abrité la BnK 4 et la soirée Crowdparty d'il y a quelques semaines, avait été décrit comme une "Secret Church" – une chapelle désacralisée. La salle principale voûtée et aux arcades parallèles s'est avérée être un dancefloor de qualité, mis en valeur par des lumières efficaces et un travail de VJ bien perché (par Paul Vivien, Les Ouatinées et Holy Bottom). La structure surplombant le DJ avait également son charme, et était magnifiée par le mapping du crew Material.

Le point fort du lieu se trouvait toutefois à l'étage, avec une salle chill-out assez fabuleuse, à laquelle on accédait par un escalier en colimaçon près du DJ booth. Des palettes en bois, des meubles délabrés, et une ambiance assez surréelle dans ce décor à la fois familier et unique. Big up à Triple D qui ont encore une fois appliqué tout leur talent pour l'aménagement du chill ! Inutile de vous dire qu'on n'a pas été tristes de passer une bonne partie de la nuit dans ce sorte de sanctuaire inexploré.

 Coin chill

Coin chill

Quand l'envie nous prenait de descendre devant le son, nous n'avons pas non plus été déçus: sur un soundsystem qui faisait largement le taf, les artistes – pour la plupart des locaux qui montent en puisssance, même si le warm-up était assuré par un allemand, &Dann – nous ont régalé d'une techno de qualité. Je pense notamment au set de Mila Dietrich, teinté d'EBM surpuissant malgré quelques transitions assez brutales, ou alors au set ultra-acid de Primitive et à ses assauts de 303. On a également eu droit à de la fantastique trance à l'ancienne, ainsi qu'à une bonne dose de techno aux accents acid et industriel (merci Eastel et EKLPX).

 EKLPX

EKLPX

Parmi les autres points que nous avons kiffé à cette soirée, en vrac: avoir de l'espace pour danser malgré le sold-out, la gentillesse et le professionnalisme du staff, et la bonne ambiance générale. En d'autres termes, c'était une soirée organisée aux petits oignons comme on les aime, à taille humaine et remplie de cette énergie et de cette passion qui restent malgré tout bien trop rares à Paris. Aucun doute possible, la Quarantaine fait donc déjà partie des collectifs à suivre de près dans la bulle techno parisienne. Pour notre part en tout cas, impossible de manquer leurs prochaines soirées !


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