Toucher une dernière fois les étoiles estivales avec White Moon

Toucher une dernière fois les étoiles estivales avec White Moon

Le mardi 30 août entrera en orbite un tout jeune collectif parisien, prêt à vous faire planner sur le dance-floor. Nous avons rencontré l'un des astronautes de cette nouvelle institution prônant la variété des styles électroniques.

 

Quel est le principe de cet événement ?

White Moon est un concept universaliste visant à rassembler des genres musicaux connus avec des gens moins représentés sur la scène parisienne, afin de les faire connaître à un plus grand public! On vise principalement des lieux pouvant accueillir à la fois du son, de l'art, de la vente de vinyles, vêtements, etc... 

D’où est venue l’idée de développer un projet comme White-Moon et pourquoi ce nom ?

Bon de base on est tous des gros fans de Twillight, team Jacob ! Non, plus sérieusement, on désire emmener nos fêtards préférés dans une autre galaxie moins enclavée que les soirées clubs classiques qu'on nous offre dans la capitale. On a ainsi penché direct pour la métaphore intergalactique !   

Quel fil rouge souhaitez-vous exploiter pour vos soirées afin de pérenniser votre projet ?

Nous allons continuer à exploiter le concept tout au long de l'année dans des lieux tout aussi cool, toujours dans le même esprit de découverte et d'expression artistique.

Ton équipe semble souhaiter miser sur la variété de styles pour votre premier événement (techno, house, house-garage UK), est-ce que cela correspond selon toi à un désir des Parisiens d’écouter des styles de plus en plus diversifiés ?

Tout à fait. Les fêtards parisiens sont des gens difficiles et volatiles (nous les premiers...). On voit de plus en plus de concepts de soirée faire évoluer les styles de sons plus soulful à des sonorités plus électroniques dans la même soirée et le public adore ça. Le mélange savant des genres permet une évolution, un crescendo sur la soirée en quelque sorte. On rejoint là le concept de voyage !

Quelle est, justement, votre argument de différenciation par rapport à d’autres grands événements de la Rave francilienne ?

Nous ne cherchons pas à ramener les artistes que tout le monde aime et que tout le monde mange à la pelle sur les réseaux sociaux mais plutôt les collectifs qui font tourner ces soirées que les teufeurs kiffent tant. C'est une sorte d'hommage à leur travail et à leurs qualités musicales. En parallèle, nous n’hésitons pas à produire des artistes méconnus et talentueux comme Fabrizio Rat ou Nico 100 Coins.

Nous remarquons que des lieux comme La Bellevilloise, le Grand Train, la Gare des Mines, proposent des projets artistiques à plusieurs facettes, l’art multimédia allant de paire avec la musique électronique. Est-ce indispensable aujourd’hui pour un collectif ou un événement comme le votre de proposer une offre « 360° » ? 

Indispensable non, car comme tu peux l'observer sur la scène parisienne actuelle les 3/4 des projets de soirées tournent autour du clubbing pur et dur. C'est une alternative à ce monde-là qui se crée, une sorte de passerelle entre les arts qui permet une promotion simultanée et multiple. Nous pensons vraiment vivre une grande évolution dans le milieu et ça nous plaît ! 

Alors que tous les événements sont disposés sur facebook, vous avez fait le choix de créer une page web. Est-ce un choix délibéré de votre part ? 

A vocation universaliste, notre collectif a besoin d'une base solide pour partager son concept, ses idées et ses prochaines aventures spatiales. Nous avons choisi un site web car il s'affranchit de tous supports préétablis pour un rendu qui correspond parfaitement à nos attentes.  

On remarque bien évidemment une (re)naissance de la scène électronique parisienne depuis quelques années. A quoi est-ce dû selon toi ?

Les jeunes cherchent de plus en plus à s'évader et le monde de la teuf donne accès à une sorte de dimension parallèle où tout est possible (ou presque...). DJs, orgas et clubbeurs forment un cercle vertueux qui ne fait que s'étendre grâce à des anciens qui nous ont pavé la voie après de nombreuses années de batailles contre les autorités, bien clémentes de nos jours. Beaucoup de lieux ouvrent et amènent des concepts différents, des lieux inconnus, des line-up plus recherchés et internationaux : on y trouve tous notre compte au final.

On entend souvent madame Hidalgo mettre en avant le fait qu’elle veut rendre à la vie nocturne parisienne son aura d’antan, tu as l’impression de bénéficier des instances publiques ou est-ce qu’une rave de 28h reste quelque chose d’intégralement underground ?

Je pense que l'underground se définit plus par les canaux de communication utilisés autour du style. Une rave de 28h sera underground s'il n'y a pas d'événement facebook, simplement un forum avec heure et lieu une heure avant l'événement. Nous saluons très haut les bonnes intentions de notre chère Maire qui font du grand bien à la scène parisienne.

Enfin, d’un point de vu plus pratique, comment nous tenir informé du lieu et les autres informations importantes de votre événement ?

Comme dit précédemment, nous avons un site web ! Mais également, une page Facebook et nous travaillons sur une page Soundcloud pour partager des mixs exclusifs des artistes que nous recevons.


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