Warehouse Alternative : Band Of Brothers (Report)

Warehouse Alternative : Band Of Brothers (Report)

Après avoir invité Laurent Garnier à la Grande Halle de la Villette pour leur 1er event, le crew Alternative Projets a changé de registre pour leur soirée Band Of Brothers du 13 janvier, en proposant un line-up composé uniquement de duos et trios en live techno. Un concept intéressant qui, malgré le prix élevé (30 euros pour les regular tickets) et les horaires inhabituelles (21h-5h), ne laissait présager que du bon. On vous raconte !

Depuis la station Nanterre – Préfecture, une petite marche plaisante de 15 min à travers un parc m'amène vers 23h30 à l'Espace Chevreul. Après un accueil plutôt chaleureux, je pénètre dans la grande salle qui se remplit doucement. La foule déjà compacte s'agite sur les baffes sonores envoyées par TORB et leurs machines. Le soundsystem Funktion 1 Evo-7 installé par Remote m'impressionne beaucoup, c'est très puissant tout en restant clair comme il faut. Les lumières ne sont pas en reste, puisque les lasers diffus concoctés par Minuit Une nous plongent dans un bain de couleurs envoûtantes. Cette attention toute particulière portée à la scénographie ne peut que nous faire plaisir, et confirme la volonté d'Alternative Projects de réaliser des événements aussi qualitatifs que possible.

 © Alternative Projects

© Alternative Projects

Le reste du site est également bien aménagé, puisqu'on trouve notamment un stand où sont exposées des peintures, un bar qui propose du vin chaud et du cidre, un coin chill à l'extérieur avec parasols chauffants (super idée !) et un second coin chill à l'intérieur pour ceux qui préfèrent ne pas affronter le froid hivernal. Les espaces chill ont bien sûr été réalisés par le crew Triple-D, dont on adore le style caractéristique à base de palettes.

Petit bémol cependant au niveau du vestiaire, où les personnes qui s'en occupent semblent débordées, mais je parviens à y déposer mon manteau juste à temps pour mater la fin du set de TORB, qui fait accélérer les beats pour un crescendo réussi. D'ailleurs, petit aparté, je sais bien que c'est une constante à Paname mais j'ai trouvé la population, entre les gens torchés ou perchés qui bousculent et ceux qui prennent des selfies en mode flash - alors que la salle est plongée dans l'obscurité - particulièrement désagréable à ce moment-là.

  © La Bringue

© La Bringue

C'est au tour de Society Of Silence de commencer leur live, et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est bien mental. Les types effectuent une vraie déconstruction de la musique électronique, avec des beats syncopés qui s'entrechoquent et se repoussent, des bruits stridents venus de je-ne-sais-où, et plusieurs feintes de drops pour emmener le public vers des zones inconnues. On doit ainsi attendre près de 20 min avant que le premier kick vaguement 4/4 ne ravisse la salle. Les opinions du public sont partagées sur ce live expérimental à souhait, mais pour ma part j'ai adoré !

  © Alternative Projects

© Alternative Projects

The Welderz aka Wlderz enchaînent avec un set plus linéaire, moins déstructuré. Je décide de suivre mes potes jusqu'au premier rang, où le soundsystem envoie carrément des claques, idéal pour apprécier les accords acid du duo parisien à leur juste valeur. Cependant, la chaleur étouffante et la densité de la population me font très vite reculer jusqu'au niveau de la régie, où l'on se sent beaucoup mieux.

Vers 3h du matin, les conversations du coin chill sont fort drôles, mais je rentre rapidement à l'intérieur, ne voulant pas manquer une goutte de ce que nous proposent Cassegrain & Tin Man. La collaboration entre le duo berlinois et le maître de l'acid triste a en effet engendré des titres magnifiques, notamment sur le label Killekill, et leur prestation live est à la hauteur de mes attentes. Un vrai exercice de répétition transformée où la cavalcade de beats cycliques sert de trame hypnotique à des lignes de 303 illuminées.

Les gars de Boston 168, une autre formation phare de la techno acidulée, s'occupent du closing de la soirée. Ils dégainent sur un rythme plus franc des mélodies acid entêtantes qui seraient tout à fait appropriées à des events plus massifs. C'est de la musique de warehouse qui marche aussi pour les gros festivals, servie à base d'hymnes splendides et de kicks coriaces. Les montées de 303 atteignent rapidement leur paroxysme et les lumières deviennent alors des éclairs foudroyants, le public danse dessus à coeur joie. Il est déjà 5 heures, les basses s'arrêtent pour reprendre aussitôt, le duo italien se lance en effet dans 10 minutes d'encore dans la même veine, un petit bonus que l'on a beaucoup apprécié.

Les beats retentissent une dernière fois dans la grande salle, les lumières se rallument pour de bon, on applaudit tous ensemble avant que les vigiles ne nous enjoignent de partir. Tant pis, des restes d'acid techno résonnent dans la rue devant la sortie, et de toute façon l'appel des afters sans fin se fait entendre...

  © La Bringue

© La Bringue

En bref, une soirée comme on en aimerait davantage à Paris, très bien organisée et avec une qualité de la scénographie et du système son qui fait toute la différence, offrant ainsi un cadre parfait pour que les artistes puissent dévoiler leurs lives techno dans les meilleures conditions. Il paraît que la prochaine se déroulera en open air dans le parc d'un château, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner: foncez-y !

 
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